La septième harmonique

Ce roman, qui suit les pérégrinations de Jules, un prof de musique, à la fois dans sa vie personnelle et professionnelle, a une double visée : divertir le lecteur, bien sûr, mais aussi inspirer les enseignants et les éducateurs en introduisant de nouvelles avenues pédagogiques basées sur l’engagement émotionnel de l’élève dans son apprentissage.

Ecrit comme une suite à mon premier roman Requiem Blues (sans qu’il soit nécessaire d’avoir lu ce dernier pour comprendre et apprécier La septième harmonique), ce deuxième roman est prétexte à transmettre mes expériences d’enseignante, non par le biais d’un ouvrage didactique, mais par celui du roman, ce qui me donne une plus grande licence pour décrire les réactions affectives de mes personnages. Essentiel, lorsqu’on parle d’apprentissage émotionnel !

 

“Le problème numéro un de l’Homme, ne serait-ce que chronologiquement, c’est de naître jeune.

On naît, on se fréquente au jour le jour, et ce gros plan continu de nous-mêmes nous cache, paradoxalement, les changements que le temps opère sur notre apparence, et même sur notre caractère. « Je suis moi, je ne change pas ! », pense-t-on, et on en tire la conclusion qu’on est jeune comme on est fille ou garçon, que c’est une composante intrinsèque de notre personnalité. Que les vieux sont une race à part, quelque chose qu’on ne connaîtra jamais, parce que nous, on est nés jeunes…

Et pourtant, dès qu’on a arrêté de grandir, on commence à vieillir.

Raoul est passé à côté de cette vérité séculaire, et il frôlé la catastrophe.
Moi, je n’ai rien à craindre de ce côté-là, je suis protégé par ma calvitie. Tous les jours, les fils du temps se cassent entre les dents du peigne. Un moment, j’ai été tenté de les garder, ces soies fines qui firent un jour partie de ma tête, pour mieux me représenter le temps qui passe. Mais à quoi bon ? Je me livre quotidiennement au jeu de miroir qui consiste à examiner ma calvitie ; il y a encore quelques mois, c’était une petite île, la Corse tout au plus. A présent, on jurerait l’Australie. Cette auréole qui s’élargit matérialise pour moi le temps qui passe.

Raoul, lui, a toujours tous ses cheveux. Si Raoul les avait perdus comme moi, il ne se serait pas égaré dans ce qui pro quo temporel.

Le bonheur, parfois, ne tient qu’à un fil.”

Téléchargez le roman en cliquant sur l’icône en haut de la page… et si sa lecture vous procure du plaisir, vous pouvez toujours…


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