Publications

Papier vs Web

Après deux livres publiés à mon actif, je dois l’avouer : la publication “classique” est fastidieuse. Elle est la partie la moins créative et la plus stressante du processus d’élaboration d’un livre. Tout d’abord elle coûte cher à l’auteur/e et n’est pas très écologique, puisque la majorité des maisons d’éditions demandent de recevoir des copies papier des manuscrits. Pour mon roman Requiem Blues, par exemple, j’ai dû envoyer trente manuscrits avant de trouver un éditeur intéressé. La recherche d’éditeur nécessite qu’on vende son produit –et quand le produit est une partie de soi-même, comme c’est souvent le cas pour un roman, le découragement et la perte d’assurance en soi ne sont jamais loin.

Pourquoi le faire, alors ? Dans mon cas, deux raisons m’y ont poussée :

  • l’argent : pour gagner sa vie en faisant ce qu’on aime vraiment faire, écrire ;
  • le « rayonnement » : pour disséminer ses idées et émotions à un public plus large que le cercle de ses proches.

La première raison, l’argent, est une douce illusion : en France, il y a au plus une vingtaine d’écrivains qui vivent exclusivement de leur plume. En ce qui me concerne, sur les 18 € que coûte mon roman Requiem Blues, je touche 1 €. De plus, il faut savoir que lorsqu’un éditeur a décidé de vous publier, vos chances d’être lu/e restent minimes : généralement, les libraires ne veulent pas « gaspiller » leurs mètres de rayonnage en pariant sur l’œuvre d’un inconnu. Peu de chances donc qu’un quidam tombe par hasard sur votre livre dans sa librairie habituelle. Les personnes qui achèteront votre livre (en le commandant) seront donc ceux qui en ont entendu parler, à savoir essentiellement votre cercle d’intimes. Ce qui nous amène à conclure que la deuxième raison est aussi improbable que la première : en matière de ‘rayonnement’, vous vous contenterez d’une ampoule 15 Watts.

L’avantage du Web

Si Gutenberg, en inventant l’imprimerie, a permis à chacun de devenir lecteur (privilège auparavant réservé à ceux qui avaient les moyens de s’offrir des livres manuscrits), le Web permet à chacun de devenir auteur et éditeur.

C’est de cela que je tire parti aujourd’hui. Cela me permet de ne pas passer des mois à chercher un éditeur, et cela me rapproche de mon lectorat, qui peut me laisser directement des commentaires ici.

Et selon moi, il y a gros à parier que les éditeurs « classiques » se tourneront de plus en plus vers le Web : « découvrir » un auteur qui a déjà un lectorat établi sur Internet, c’est sans doute bien moins risqué que de faire confiance au jugement (payant) d’un comité de lecture regroupant une poignée d’individus.

Enfin, et pour le côté « argent », le bouton « Donation » est à votre disposition si vous souhaitez marquer concrètement votre appréciation. N’hésitez pas à l’utiliser !

Publications papier

 

 

 

Publications Web

 

 


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